Devenir consultant indépendant : tout ce qu’il faut savoir

Si vous prévoyez de devenir consultant indépendant, sachez qu’il y a des démarches à suivre. Découvrez tout ce qu’il y a à savoir sur ce métier.
devenir consultant indépendant
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Le consulting fait indéniablement partie des marchés qui connaissent un véritable essor en ce moment. Ce qui attire de plus en plus de personnes, qui souhaitent profiter de cette opportunité. Devenir consultant indépendant est donc un métier d’avenir et les avantages d’une telle profession sont nombreux. Cependant, on ne s’improvise pas consultant indépendant, il y a une base de connaissances à avoir, des démarches à entamer, etc. Si vous êtes intéressé par ce métier qui semble bien prometteur, voici comment procéder.

Devenir consultant indépendant : qu’est-ce que cela implique ?

Un homme souriant en costume et cravate, expliquant des graphes et des statistiques à son auditoire.

On ne se lance pas dans le consulting au hasard. Vous devez être vraiment intéressé par ce métier pour décider de le faire. En tant que consultant indépendant votre activité est basée sur le conseil et l’accompagnement. Alors, vous devez avant tout avoir certaines qualités propres à ce métier. Il s’agit entre autre de :

  • Savoir bien communiquer pour faire passer votre message,
  • Vous devez pouvoir être réactif et curieux,
  • Savoir faire une analyse minutieuse de chaque situation qui se présente à vous, etc.
  • Vous devez être bien formé à la base pour que vos compétences soient exemplaires.

Un consultant indépendant travaille à son propre compte et effectue des missions en freelance. C’est donc pour des missions ponctuelles que des entreprises ou tout autre client vous sollicitent. Cela implique de grandes réflexions et des décisions importantes qui impactent toute votre vie.

Déjà, vous devrez commencer par étudier les besoins de votre clientèle cible et opérer un choix du statut juridique en conséquence. D’ailleurs, chaque décision que vous prendrez à ce propos sera dotée de conséquences positives, mais aussi de contraintes à gérer. Penser sérieusement à l’offre que vous apportez sur ce marché. Certes, la demande est grande, mais l’offre ne cesse de grandir puisque nombreux sont ceux qui veulent aujourd’hui devenir consultant indépendant. Alors réfléchissez à la manière dont vous allez rendre votre activité viable, afin de perdurer.

N’oubliez pas que votre activité consiste à apporter des solutions aux entreprises sous formes de conseils et à leur apporter de l’assistance. Le choix vous revient selon le statut que vous aurez choisi : évoluer en tant que cabinet de consulting ou en tant qu’indépendant. Il est vrai qu’il est assez simple de débuter dans ce métier. En effet, il n’y a pas tellement de réglementation et vous n’avez pas besoin d’obtenir de grands diplômes pour faire cette activité. De même, vous n’êtes pas obligé de souscrire à un ordre professionnel en rapport avec ce secteur. Toutefois, il existe diverses associations et structures qui visent à rassembler les professionnels dans le domaine du consulting. Néanmoins, intégrer ces associations n’est absolument pas obligatoire.

Sous quelle forme le consultant indépendant exerce t-il son métier ?

Vous avez le choix d’exercer votre profession à travers une entreprise. C’est le cas lorsque vous évoluez sous un cabinet ou en procédant par portage salarial par exemple. Sinon, vous avez aussi la possibilité d’exercer votre métier sous forme libérale. Si jamais vous décidez de constituer une entreprise individuelle, alors vous créez une personne morale qui représentera votre activité. Il peut s’agir d’une micro-entreprise, d’une EURL, d’une EIRL, etc. Avec une société, vous pourrez avoir accès à des régimes fiscaux et sociaux. A ce niveau, il est conseillé que vous ayez un expert juridique à vos côtés. Celui-ci vous aidera à choisir le régime juridique le plus adapté à votre situation. Il vous aidera également à rédiger vos statuts et vous soutiendra pour la réalisation des différentes formalités, notamment celles en rapport avec la création et l’immatriculation.

En tant que consultant indépendant, vous serez amené à gérer beaucoup de paperasses concernant les diverses formalités en rapport avec votre entreprise. Cela peut être d’ordre juridique, fiscal ou administratif. Si vous êtes du genre à ne pas supporter ce genre de formalités et démarches, alors vous pouvez penser sérieusement au portage salarial comme solution. En procédant ainsi, vous gardez un statut qui vous permet d’être à la fois employé de l’entreprise, mais également travailleur indépendant. Vous conservez votre liberté tout en laissant l’entreprise gérer tout le côté administratif de votre travail. Par contre, l’entreprise percevra une certaine commission sur votre chiffre d’affaires en compensation.

Pourquoi devenir consultant indépendant ?

Comme évoqué plus haut, on n’atterrit pas dans ce métier sur un coup de tête. Il faut mûrir la réflexion et en fonction des personnes, le métier de consultant indépendant peut être choisi juste dans le but de pouvoir gagner de gros revenus. La motivation de certaines personnes réside dans le fait de jouir de la liberté de mener leur vie professionnelle comme ils l’entendent en étant à leur propre compte. Pour d’autres personnes, le fait d’être son propre patron est essentiel, etc.

Un homme d'âge mûr en tenue décontractée assis sur un fauteuil haricot de couleur orange avec son ordinateur portable sur les genoux.

D’autres encore, finissent par choisir le freelance pour exercer ce métier en raison des préjugés à leur encontre. Il s’agit souvent de personnes ayant plus de 45 ans, qui sont jugées un peu trop âgées et donc dépassées pour ce genre de poste. Alors au lieu de stagner, ils préfèrent se retirer et créer leur propre entreprise ou devenir consultant indépendant. Dans cette situation, ces personnes sont loin d’être des débutants. De ce fait, ils ont souvent eu le temps de tisser de nombreuses relations et d’être assez connues. Ils disposent aussi de grandes compétences et parfois de longues années d’expériences. Ce capital expertise fait que la suite logique pour cette catégorie de personnes, c’est de prendre leur indépendance et de voler de leurs propres ailes dans leur métier.

Quelle est la forme juridique adaptée pour un consultant indépendant ?

Vous pouvez exercer le métier de consultant indépendant selon différentes formes juridiques. Certes la réglementation en la matière est assez laxiste par rapport aux autres professions, ce qui explique qu’il n’y a pas de formation obligatoire pour devenir consultant indépendant. Toutefois, il est essentiel que vous puissiez rédiger avec minutie vos statuts à propos de l’activité que vous souhaitez exercer. A cet effet, vous aurez le choix entre quatre différents statuts juridiques : le portage salarial, l’EIRL, l’EURL, la micro-entreprise ou le SASU.

Le portage salarial

Vous êtes appelé le salarié porté, dans cette relation contractuelle tripartite. Avec le portage salarial, un contrat vous lie à une entreprise et vous travaillez pour les entreprises qui sont vos clients. Cette manière de travailler est assez nouvelle avec une convention collective qui lui est propre et qui vous donne la possibilité d’exercer votre profession en étant totalement libre. Mieux, vous bénéficiez de tous les avantages normalement octroyés à un salarié. Cela prend en compte une protection sociale, des allocations chômage, des congés payés, etc.

La micro-entreprise

Pour bien des raisons, la plupart des consultants indépendants préfèrent le régime d’auto-entrepreneur. Il faut dire que grâce au mode de fonctionnement de ce régime, vous aurez la possibilité de régler les cotisations sociales qui découlent et qui dépendent du chiffre d’affaires réalisé. Néanmoins, il y a un certain plafonnement qui est en vigueur et qui détermine le maintien ou non de ce statut.

L’EIRL

Il y a la responsabilité limitée qui fait son apparition dans ce statut d’entreprise individuelle à responsabilité limitée. Cette clause du statut vous offre l’avantage de mettre votre patrimoine personnel à l’abri. Toutefois, il y a ici aussi un plafonnement à prendre en compte. Cela n’empêche qu’avec l’EIRL, vous ayez beaucoup moins de formalités à remplir. Cela vaut aussi pour le coût qui est revu à la baisse.

La SASU ou l’EURL

Pour l’une comme pour l’autre, il est question d’entreprises unipersonnelles qui s’inspirent du modèle de la société par actions simplifiée (SAS) et celui de la société à responsabilité limitée (SARL). La différence entre la SASU et l’EURL concerne surtout les règles d’imposition et les régimes sociaux de la personne qui prendra les rênes. Avec la SASU, la souplesse est au rendez-vous, même si elle est quand même assez complexe à créer et aussi à gérer.

Quelles sont les formalités administratives à remplir pour devenir consultant indépendant ?

Un homme en costume assis à son bureau, une de ses mains est posée sur le clavier d'un ordinateur portable et l'autre tenant une feuille d epapier.

Elles ne sont pas très contraignantes comparées à la plupart des autres professions. Très souvent, les formalités administratives pour devenir consultant indépendant se résument à mettre en place une structure juridique, afin de pouvoir exercer l’activité. A ce propos, cela peut être l’une des formes d’entreprises que nous avons évoquées un peu plus haut. Aussi, en tant que consultant indépendant, vous n’avez pas besoin d’un siège social comme c’est le cas avec les autres métiers. Vous n’êtes donc pas obligé d’investir dans l’achat ou la location d’un local destiné à votre activité. Vous pouvez décider d’exercer en restant chez vous. Mieux, vous pouvez aussi prendre la décision de vous déplacer à chaque fois vers les clients que vous prospectez. Cependant, vous aurez quand même besoin de domicilier votre entreprise. Cela peut être à votre domicile, à votre local de coworking si vous en avez fait le choix, ou auprès d’un centre de domiciliation.

En dehors de la domiciliation, la plus grande contrainte concernant les formalités pour devenir consultant indépendant est celle de la souscription à une assurance professionnelle. C’est une étape importante car cette assurance vous protège des possibles préjudices liés à l’activité de conseil. De même, un litige pourrait apparaître entre un client et vous. Il faudra aussi souscrire à une assurance maladie et aussi à un organisme de retraite spécifique pour vous prémunir. Toutes ces formalités devront être réalisées dans les trois mois qui suivront le démarrage de vos activités en tant que consultant indépendant.

En ce qui concerne la création de l’entité juridique de votre entreprise, vous pouvez le faire en ligne tout simplement. Néanmoins, il vous faudra choisir un régime juridique dans le cas d’une entreprise individuelle. D’une manière ou d’une autre, il faudra aussi rédiger les statuts, libérer du capital, ouvrir un compte bancaire séparé, etc. Vous devrez enregistrer votre entreprise au RCS. Pour cela, il vous faudra laisser un dossier complet auprès du CFE, le Centre de formalités des entreprises. Afin de confirmer la bonne immatriculation de votre entreprise, vous recevrez un K-Bis.

Quel est le régime social adapté pour un consultant indépendant ?

C’est en fonction de la forme juridique ou du statut de votre entreprise de consulting que le régime social à appliquer sera défini. Dans le cas d’une micro-entreprise, le régime social adapté est celui des travailleurs non-salariés. Il est encore appelé régime microsocial simplifié et c’est le même que pour une profession libérale. Lorsque vous évoluerez en tant que société, alors vous bénéficierez du régime général des salariés. Notons que ce régime ne s’applique pas à vous si vous détenez plus de 50 % des parts du capital de la société. Vous serez alors un associé majoritaire.

Quel est le régime fiscal variable pour un consultant indépendant ?

Il est possible que vous soyez soumis à l’impôt sur le revenu pour les profits non commerciaux, ou à l’impôt sur les sociétés. Si vous optez pour une véritable structure juridique en évoluant sous la forme d’une société, c’est à ce dernier régime que vous serez soumis. Toutefois, cela ne s’applique pas aux régimes juridiques particuliers. En ce qui concerne le SASU, l’EIRL, ou l’EURL, c’est l’impôt sur le revenu qui s’applique. Dans le cas d’un portage salarial, c’est également l’impôt sur le revenu, seulement sur les revenus dégagés par le métier de conseil. En outre, il peut arriver que vous bénéficiez d’abattements fiscaux dans certaines situations où il est question de régime micro-BNC.

Comment réussir en tant que consultant indépendant

Lorsqu’après mûre réflexion, vous décidez de vous lancer dans le consulting, en dehors des aspects juridiques, administratifs, etc., il y a également d’autres paramètres à prendre en compte.

Un homme en costume propulsé par deux fusées, exprimant le concept de réussite dans les affaires.

Trouvez votre véritable cible

Vos connaissances et votre expertise sont à mettre à la disposition des clients qui en ont spécifiquement besoin. Alors certes, dans le domaine du consulting il y a beaucoup de demandes, mais elles sont assez spécifiques. A vous de vous concentrer sur une cible bien définie qui correspond parfaitement à votre domaine de prédilection. C’est ainsi que vous pourrez apporter à vos clients, la meilleure expertise qui soit.

Pour vous faciliter la tâche, vous pouvez réaliser des démonstrations commerciales, ce qui aura pour but de mettre en exergue vos qualités professionnelles. A cet effet, évitez d’être dans la généralité et pensez à vous spécialiser dans un domaine précis, car le consulting regroupe de nombreuses branches. Ainsi, vous pouvez être consultant en management, en finance, en référencement, etc.

La meilleure des offres

Trouver sa place au sein d’un marché déjà bien développé n’est jamais simple. Il vous faudra mettre en place des stratégies pour pouvoir vous imposer et obtenir une part de marché. Par contre, cela ne signifie pas que vous devrez offrir vos prestations à des prix dérisoires. Vous risquez de ternir votre réputation et votre image, puisqu’en procédant ainsi, vous sous-évaluez votre compétence et vos expertises. Appliquez simplement un tarif raisonnable en fonction du service rendu, de la rareté de votre offre, ainsi que vos charges.

La communication

Tout est lié à la communication puisque c’est le moyen que vous allez utiliser pour prospecter vos clients. C’est également en ayant une bonne stratégie de communication que vous pourrez convaincre vos prospects de devenir vos clients et peut-être même les fidéliser. N’oubliez pas aussi que nous sommes complètement à l’ère du numérique et qu’aujourd’hui, tout se passe via le web et les réseaux sociaux.

Utilisez ces outils pour toucher vos cibles en étant visible. Cherchez à gagner en visibilité dans les moteurs de recherche afin d’augmenter vos chances d’être trouver par vos cibles. Cependant, si internet vous permet d’être visible et d’attirer les clients, cela ne suffit pas. Un bon plan de communication mise sur différents paramètres à la fois. Alors, ne vous contentez pas d’internet. N’hésitez pas à organiser des évènements professionnels car si internet vous permet d’attirer des clients, vous avez aussi besoin d’avoir un réseau, qu’il vous faudra entretenir.

Faites-vous aider au besoin

Pour prétendre apporter des conseils à des clients, il faut d’abord être rodé dans le domaine. Vous devez donc être un expert dans votre secteur d’activité pour prétendre être un consultant indépendant. Cela ne signifie pas que vous excellez dans d’autres domaines comme les démarches administratives par exemple. Pour vous aider, n’hésitez pas à faire appel à des organismes publics et privés dont c’est le travail.

Cela est important car en cas de litiges, vous aurez des problèmes. A cet effet, vous pouvez faire appel à la chambre des métiers, celle du commerce et d’industrie, les pépinières d’entreprises, les entreprises de portages, etc. Sachez que même si vous êtes pour le moment en situation de demandeur d’emploi et que vous avez besoin d’aide pour vous lancer, vous pouvez bénéficier (sous certaines conditions) du versement de vos allocations avec les futures rémunérations dans le cas d’une activité en portage.

Devenir consultant indépendant: en résumé

Il n’y a pas de métier facile et le consulting, même si les démarches pour se lancer sont moins compliquées, n’est pas un métier si simple non plus. De ce fait, face à la réalité peu après que les activités ont été lancées, beaucoup de consultants indépendants peuvent se décourager en raison des complications qui pourraient survenir. Il faudra alors garder le cap envers et malgré tout, pour devenir un excellent consultant indépendant.